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Bien choisir sa voyance

Le prix affiché, la question fermée, la lecture à froid : les critères que j’applique moi-même pour juger un praticien. Écrit par une voyante de métier.

La question qu’on nous pose le plus souvent au téléphone n’est pas « qu’est-ce que vous voyez ». C’est « comment je sais que vous n’êtes pas comme les autres ». Elle arrive vers la troisième minute, et on s’excuse presque toujours de la poser.

Il n’y a pas de quoi. C’est la bonne question, et le fait qu’elle mette une partie de notre profession mal à l’aise en dit long sur son état.

Nous n’allons pas vous jurer que nous sommes honnêtes, tout le monde le jure. Nous allons vous donner les critères que nous appliquerions nous-mêmes, demain matin, s’il nous fallait consulter quelqu’un. Certains se vérifient avant d’avoir dépensé un euro, d’autres se testent pendant l’appel. Un seul ne se vérifie jamais, et c’est justement celui dont ce cabinet se réclame.

Le prix affiché avant l’appel, avant tout le reste

C’est le premier tri, et le plus discriminant de cette page. Pas parce que le prix dirait quelque chose du talent : il n’en dit rien. Parce que c’est le seul critère vérifiable avant de payer, et parce qu’il ne se discute pas. Soit le tarif complet est sur le site avant que vous vous engagiez, soit il n’y est pas. Pas de zone grise.

Un prix absent n’est jamais un oubli, c’est une décision, et elle a trois raisons possibles. Ou le tarif se fixe au cas par cas, selon ce que la personne au bout du fil semble pouvoir payer. Ou le total ne peut pas être connu d’avance parce qu’on facture au temps passé. Ou le prix affiché n’est qu’une porte d’entrée, et le gros de la facture arrive plus tard, sous un autre nom.

Vérifiez aussi ce que le tarif recouvre : on peut annoncer un prix correct et vendre à côté des prestations dont le prix n’est nulle part. Nous affichons nos forfaits de 19,50 € à 93 €, durée et support compris, et rien ne se vend derrière. Sur la façon dont ce métier se facture, nous y consacrons un article entier, le prix réel d’une consultation.

Ce critère filtre la moitié du marché sans que vous ayez décroché votre téléphone.

Le test de la question fermée

Celui-là se passe pendant l’appel, dans les dix premières minutes. C’est le passage auquel nous tenons le plus.

Posez une question à réponse fermée. Pas « est-ce qu’il pense encore à moi », qui n’a pas de réponse vérifiable et autorise n’importe quoi. Quelque chose de net, dont vous connaissez la réponse et que vous n’avez pas donnée : le métier de la personne dont vous parlez, la ville où elle vit, le prénom d’un enfant.

Ce que vous testez, ce n’est pas si la personne trouve. C’est ce qu’elle fait quand elle ne trouve pas.

Ne rien voir est l’état normal d’une partie de chaque consultation. Une lecture n’est pas un moteur de recherche : certaines choses arrivent nettes, d’autres pas du tout, et rien ne les fait venir sur commande. Ça arrive à chacune d’entre nous plusieurs fois par semaine. On nous demande quelque chose et il n’y a rien, pas une intuition floue, rien. Nous le disons dans ces mots-là. Parfois ça revient vingt minutes plus tard, parfois l’appel se termine sans réponse.

Il y a trois façons de l’esquiver. Vous en rendre responsable : « votre énergie est fermée », « vous bloquez la lecture », « vous doutez trop pour que je puisse voir ». C’est la plus toxique, et pas seulement parce qu’elle humilie : elle prépare une vente, puisqu’une énergie qui bloque se débloque, et que ce qui se débloque se facture. Rejeter la faute sur l’outil, les cartes qui ne répondraient pas à ce genre de question, la séance qu’il faudrait plus longue. Répondre quand même, avec quelque chose d’assez large pour ne jamais être faux : la plus courante, et la plus difficile à repérer.

Un « je ne sais pas » coûte de l’argent à celui qui le prononce. Il crée un silence gênant, il fait passer par la tête de la consultante l’idée qu’elle a mal dépensé son argent, et sur une facturation à la minute il raccourcit l’appel. C’est pour ça que le signal est fiable : personne ne se le permet en optimisant la vente.

Attention au contresens. Honnête ne veut pas dire flou : qui ne dit rien de précis pendant quarante minutes n’est pas prudent, il est vide, et ça se facture au même prix. Ce que vous cherchez, c’est l’alternance, dite à voix haute. La phrase qui a le plus appris à Angella Pascazio sur ce métier, elle l’a entendue chez quelqu’un de bien plus âgé qu’elle : « ça, je le vois, et ça, c’est mon avis de femme de soixante ans ». Mélanger la lecture et le conseil personnel sans dire lequel est lequel, c’est vendre son opinion au prix de la voyance, et les phrases qu’un voyant honnête ne prononcera jamais sortent presque toutes de là.

La lecture à froid, expliquée par ceux qui savent la reconnaître

La lecture à froid regroupe les techniques de conversation qui donnent l’impression qu’on sait des choses sur vous alors qu’on vous les a fait dire. Elle s’apprend, elle marche très bien, on l’utilise tous les jours dans notre métier. Les trois principales.

Les affirmations qui s’appliquent à tout le monde. « Vous paraissez solide, mais vous êtes plus fragile que ce que vous montrez. » « Vous donnez plus que vous ne recevez. » Appliquez-les aux cinq dernières personnes à qui vous avez parlé : elles tombent juste sur les cinq. Le test tient en une question. Cette phrase pourrait-elle être fausse pour quelqu’un ? Si non, elle ne vous apprend rien.

Les questions déguisées en révélations. « Je vois une figure masculine autour de vous, quelqu’un d’assez distant… » puis un silence. Vous le remplissez, on le remplit toujours : « ah oui, mon père ». Personne n’a rien dit, c’est vous qui venez de parler. Trente secondes plus tard, ça revient en « comme je vous le disais, cette relation avec votre père ».

La reformulation différée, la plus efficace des trois. Vous racontez votre situation à la troisième minute, avec vos mots, en désordre. À la vingt-cinquième, elle vous revient remise en ordre, sur le ton de la lecture. L’effet de justesse est saisissant, et ce n’est qu’un écho. La parade est bête et marche à tous les coups : notez au début ce que vous avez donné vous-même, relisez en raccrochant.

Une information qui n’en est pas ressemble à autre chose : quelque chose que vous n’avez pas dit, qui est précis, et qui peut se révéler faux. C’est rare, plus rare que ce que le secteur laisse croire, et c’est une raison de plus de savoir ce que recouvrent les métiers de médium, de cartomancienne, de tarologue et d’astrologue.

Expliquer ça sur le blog d’un cabinet de voyance peut sembler contre-productif. C’est l’inverse. Une profession qui refuse d’expliquer comment on y triche protège d’abord ceux qui trichent.

Ce qu’une consultation honnête ne fait jamais

Elle n’impose pas de rappel. Elle ne fixe pas de délai. Elle ne crée pas d’urgence. Elle ne vend pas de suite pendant qu’elle est en cours.

Le dernier point est celui à surveiller. Quand la personne censée vous informer devient celle qui vous vend la solution à ce qu’elle vient d’annoncer, vous n’êtes plus en consultation, vous êtes dans un tunnel de vente. La date présentée comme une échéance est le marqueur le plus fiable : rien, dans une lecture, ne justifie un « il faut agir avant le 15 ». Une date sert à faire peur, la peur sert à faire payer vite. Et si on vous parle d’un travail à effectuer ou d’une malédiction à lever, vous n’êtes plus dans la voyance du tout : ces montages ont une mécanique connue et des recours en droit français.

Lire les avis clients sans se faire avoir

Le volume avant la note. Un 5 sur 5 sur trois avis, c’est du bruit ; un 4,7 sur quatre cents avis, c’est de l’information, parce qu’une pratique a tenu dans la durée et que les insatisfaits ont eu la place de s’exprimer. Lisez d’ailleurs ceux du milieu, à trois et quatre étoiles : une personne moyennement satisfaite explique pourquoi, quand une enthousiaste écrit merci.

Et regardez si l’avis décrit quelque chose. « Merci vous êtes formidable » ne vous apprend rien. « Elle m’a dit franchement qu’elle ne voyait rien sur ma question de déménagement » vous apprend beaucoup.

Les chiffres du cabinet nous servent d’exercice. Sur la fiche d’Angella Pascazio, 592 avis et 99,32 % d’avis positifs : le pourcentage qui manque, nous le laissons en ligne. Cécile en compte 436, à 4,8. Jazz affiche 87 avis pour plus de 2 100 consultations, et c’est ce rapport-là qui parle, davantage que sa note. Un avis pour vingt-quatre consultations veut dire qu’on ne les réclame pas systématiquement. Un profil qui en affiche presque autant que de consultations a une collecte active, ce qui n’est pas malhonnête, mais change ce que le nombre veut dire.

Un cas nous concerne, et nous le disons franchement. Sur la fiche de Joséphine, notre tarologue, il y a onze avis. Onze, c’est peu, et nous n’allons pas prétendre le contraire pour les besoins de la démonstration. Ça ne dit pas mauvaise praticienne, ça dit que vous jugerez sur autre chose.

Le don, la lignée, et ce que ça ne prouve pas

Angella Pascazio, qui dirige le cabinet, se présente comme héritière d’une lignée de voyants. C’est vrai, et c’est le genre de phrase qui sert surtout à impressionner, alors autant dire ce qu’elle recouvre.

Elle a grandi dans une maison où on parlait de ça comme d’un métier, avec ses journées difficiles et ses gens pénibles. On lui a appris à lire les cartes tôt, et elle a vu quelqu’un pratiquer longtemps avant de pratiquer elle-même. Une transmission, comme dans une famille de restaurateurs. Ce que ça ne prouve pas, c’est la qualité de ce qu’elle vous dira mardi à quinze heures.

Sa grand-mère n’est inscrite sur aucun registre public, et il n’existe ni diplôme, ni ordre, ni examen dans ce métier. N’importe qui peut donc se déclarer demain héritier de sept générations de voyants, ça ne coûte rien, et beaucoup le font. Voilà le critère invérifiable annoncé en ouverture : si vous choisissez ce cabinet pour la lignée, vous le choisissez sur le seul point qu’il ne peut pas prouver.

Le don devient même un signal d’alarme dès qu’il sert à échapper à la vérification. « Vous ne pouvez pas comprendre, c’est un don » met la pratique hors de portée de toute critique, et quelqu’un de sûr de son travail accepte d’être jugé sur ce qu’il produit.

L’identité vérifiable, le critère le plus ennuyeux

Une société nommée, une adresse, des mentions légales, des conditions lisibles. Ça ne fait rêver personne, et ça décide de tout si les choses tournent mal.

Le cabinet est une SAS, AP Consulting Services, au 31 avenue Jean Médecin à Nice, et son immatriculation se vérifie en deux minutes sur les registres publics. Faites-le, ici comme ailleurs. Une société identifiée peut être contactée, mise en demeure, attaquée, signalée à la DGCCRF via SignalConso ; un pseudonyme sur une plateforme dont on ne trouve pas l’éditeur ne peut rien être de tout ça. Votre recours dépend entièrement de ce point, et il se vérifie avant l’appel, gratuitement. Le reste des questions pratiques, nous y répondons dans la page d’aide.

Ce que nous ferions, nous, à votre place

Avant l’appel, deux pages à ouvrir : les tarifs et les mentions légales. Cinq minutes, et la moitié des candidats disparaît.

Pendant l’appel, un stylo. Une question fermée dans les dix premières minutes, une note de ce que vous avez donné vous-même. Après, relisez et comptez : combien de choses concrètes, que vous n’avez pas fournies, pouvez-vous écrire ? Si la réponse est zéro, ne rappelez pas cette personne, quelle qu’elle soit, nous comprises. La façon de poser ses questions pèse lourd sur ce compte final, et c’est l’objet de notre article sur la préparation d’une première consultation, comme du guide de la voyance sérieuse par téléphone.

Et le jour où quelqu’un vous dit qu’il ne voit rien, sans se rattraper, sans vous en rendre responsable et sans vous proposer autre chose à la place, gardez son numéro. C’est plus rare que le talent.

Questions fréquentes

Comment reconnaître un voyant honnête ?

Trois vérifications suffisent à écarter la majorité des praticiens douteux. Le prix complet doit être affiché avant l’appel, sans prestation supplémentaire à acheter ensuite. L’identité doit être vérifiable : une société nommée, une adresse, des mentions légales, un numéro d’immatriculation consultable sur les registres publics. Les avis doivent être nombreux et lisibles, y compris les avis moyens. Pendant la consultation, le signe le plus fiable reste la capacité du praticien à dire qu’il ne voit rien sur une question, sans en rendre le consultant responsable et sans proposer une prestation pour compenser.

Un vrai voyant peut-il dire qu’il ne voit rien ?

Non seulement il le peut, mais c’est ce qui le distingue d’un mauvais praticien. Ne rien percevoir sur une question donnée est fréquent : une lecture ne fonctionne pas sur commande et certaines informations n’arrivent pas. Un praticien honnête l’annonce clairement. Les trois façons d’esquiver ce moment sont à connaître : reporter la faute sur le consultant (« votre énergie bloque »), sur le format (« il faudrait une séance plus longue »), ou répondre quand même de façon assez vague pour ne jamais pouvoir être démenti.

Qu’est-ce que la lecture à froid en voyance ?

La lecture à froid regroupe les techniques de conversation qui donnent l’impression de savoir des choses sur une personne alors qu’on les lui a fait dire. Elle repose sur trois procédés : les affirmations qui s’appliquent à presque tout le monde (« vous donnez plus que vous ne recevez »), les questions formulées en suspens pour que le consultant complète lui-même (« je vois une figure masculine, un peu distante… »), et la reformulation différée de ce que le consultant a raconté en début d’appel, restituée vingt minutes plus tard sur le ton de la révélation. La parade consiste à noter par écrit, dès le début, ce qu’on a donné soi-même, puis à relire en raccrochant.

Comment lire les avis clients d’un voyant ?

Le volume compte davantage que la note. Un 5 sur 5 obtenu sur trois avis ne prouve rien, alors qu’un 4,7 sur quatre cents avis montre qu’une pratique tient dans la durée avec des profils variés. Les avis à trois et quatre étoiles sont les plus informatifs, car ils expliquent ce qui n’a pas fonctionné. Il faut aussi regarder le rapport entre le nombre d’avis et le nombre de consultations : un avis pour vingt consultations indique que les avis ne sont pas réclamés systématiquement, alors qu’un profil affichant presque autant d’avis que de consultations applique une collecte active, ce qui change la valeur du chiffre.

Un don de voyance transmis dans une famille, est-ce un gage de sérieux ?

Non. Une lignée familiale décrit une transmission et un apprentissage, pas une garantie de qualité. Aucun registre public, aucun diplôme et aucun ordre professionnel n’existent pour la voyance en France, ce qui rend cette filiation impossible à vérifier pour un consultant, et n’importe qui peut la revendiquer sans preuve. Un don devient même un signal d’alerte lorsqu’il sert à échapper à toute vérification, par exemple avec la formule « vous ne pouvez pas comprendre, c’est un don ». Les critères vérifiables restent le prix affiché, l’identité de la structure et le comportement du praticien pendant l’appel.

Que vérifier avant de payer une consultation de voyance ?

Deux pages, avant tout appel : la page des tarifs et les mentions légales. La page des tarifs doit indiquer un montant total connu à l’avance, durée comprise, sans prestation annexe à acheter derrière. Les mentions légales doivent nommer une société, une adresse et un numéro d’immatriculation vérifiable sur les registres publics, car c’est ce qui rend un recours possible en cas de litige, notamment un signalement à la DGCCRF via SignalConso ou une plainte déposée en commissariat, en gendarmerie ou auprès du procureur de la République. Cette vérification prend cinq minutes et ne coûte rien.

By L'équipe Angella Pascazio Voyance

Les contenus du blog sont rédigés par l'équipe du cabinet Angella Pascazio Voyance, à Nice, à partir des questions que nous recevons le plus souvent en consultation. Le cabinet réunit une douzaine de praticiennes qui consultent par téléphone, par chat et par mail. Prix annoncés avant l'appel, aucun rituel vendu, aucune prestation ajoutée en cours de consultation.

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