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Bien choisir sa voyance

Ce qui se passe minute par minute, la question à préparer, ce qu’il ne faut surtout pas faire. Le guide franc d’une praticienne.

Il y a une catégorie d’appels que nous reconnaissons à la première seconde : ceux qui commencent par une excuse. « Bonjour, pardon, c’est la première fois, je ne sais pas trop comment ça se passe. » La personne a parfois mis des semaines à composer le numéro, et elle va passer ses trois premières minutes à s’excuser d’être là.

Ce qui bloque n’est presque jamais la question de fond. C’est la mécanique. Est-ce que je dois donner mon nom, est-ce qu’on va me juger, est-ce que je peux dire que je n’y crois qu’à moitié, combien ça coûte vraiment quand j’aurai raccroché. Personne n’ose poser ces questions-là parce qu’elles ont l’air bêtes. Elles ne le sont pas du tout.

Alors voici ce qui se passe réellement, du clic sur une formule jusqu’au raccroché. Puis le plus clair de cet article porte sur la seule chose qui change la qualité d’une consultation : la façon dont vous formulez votre question. Le reste est de l’intendance.

Ce qui se passe, concrètement, du clic au raccroché

Vous choisissez une formule sur le site : une durée et un prix connus avant de commencer, pas un compteur qui tourne. Vous payez, vous êtes mis en relation, et la première surprise arrive là. Ça démarre tout de suite. Pas de rituel d’accueil, pas de musique.

On vous demande votre prénom et votre date de naissance. Certaines praticiennes du cabinet travaillent avec ces deux éléments, d’autres n’en ont pas l’usage. Personne ne vous demandera votre nom de famille, votre adresse ou votre situation bancaire. Si on vous demande ça, raccrochez.

Ensuite on vous demande ce qui vous amène. Pas votre vie entière : ce qui vous amène aujourd’hui, en deux ou trois phrases. C’est le moment le plus important de la consultation et celui que les gens bâclent, parce qu’ils ont peur d’en dire trop et de « fausser » le travail.

Puis il y a un silence. Quinze secondes, parfois une minute. Il déstabilise beaucoup de premières fois, qui croient que la ligne a coupé. Non. Elle tire, elle regarde. Ce silence-là est du travail.

La suite est un échange, pas un monologue. Elle dit ce qu’elle voit, vous réagissez, on creuse ailleurs si ça ne vous parle pas. Vous avez le droit de l’interrompre et de lui dire « non, ça ne colle pas ». Ça ne vexe personne ici, ça nous aide.

Les dernières minutes servent à redescendre. On récapitule, on vous donne une ou deux choses à regarder dans les semaines qui viennent, et on vous dit quand il n’y a aucune raison de rappeler. Puis on raccroche. Pas de relance, pas de message le lendemain pour vous annoncer qu’on a vu autre chose de très urgent après votre appel. Cette phrase-là est une technique de vente.

Votre question est le seul vrai travail de préparation

La question la plus posée au téléphone, toutes praticiennes confondues, tient en cinq mots : est-ce qu’il va revenir.

Elle est légitime, humaine, et c’est une mauvaise question. Pas parce qu’elle serait naïve : parce qu’elle est fermée. Si la réponse est oui, vous avez payé pour un mot et vous passerez trois mois à vérifier votre téléphone. Si la réponse est non, vous raccrochez démolie. Dans les deux cas il reste dix-huit minutes à remplir et vous n’avez rien construit.

Il y a pire. Chez un praticien malhonnête, une question fermée est une aubaine : il dit oui, parce que oui est la réponse qui fait rappeler. Une question ouverte est beaucoup plus difficile à truquer, et c’est aussi pour ça que nous vous demandons d’en poser.

Derrière « est-ce qu’il va revenir », il y a presque toujours ceci : qu’est-ce qui s’est cassé entre nous, est-ce que j’y suis pour quelque chose, qu’est-ce que je continue de porter seule dans cette histoire. Posez ça et vous aurez vingt minutes utiles. Vous ressortirez peut-être sans savoir s’il revient, mais en sachant ce que vous faites de votre côté, la seule chose sur laquelle vous ayez la main.

Le mécanisme se répète partout. « Est-ce que je vais trouver du travail » devient « qu’est-ce qui bloque dans ma recherche depuis huit mois, est-ce que je vise juste ». « Est-ce qu’il me trompe » devient « qu’est-ce qui a changé chez lui depuis le printemps, et pourquoi je n’arrive pas à lui en parler ». « Est-ce que je dois quitter mon mari » devient « qu’est-ce que je perds si je pars, qu’est-ce que je perds si je reste, et laquelle de ces deux pertes j’évite de regarder ». Chaque fois, on passe d’un verdict à un terrain.

Les questions de date méritent un mot à part. Quand est-ce qu’il appelle, quand est-ce que je signe, quand est-ce que ça se débloque. Nous donnons des périodes quand nous en percevons, jamais de date au jour près, et méfiez-vous de qui vous en donne : une date précise est invérifiable au moment où elle est dite, elle vous occupe l’esprit jusqu’à l’échéance, et quand elle tombe à côté il est déjà tard.

Pratiquement : écrivez votre question la veille, à la main, en une phrase. Si vous n’y arrivez pas en une phrase, c’est que vous en avez trois, et il faut choisir. Relisez-la le matin. Elle aura souvent bougé pendant la nuit, et cette version-là est la bonne. Pour les questions de couple, les plus difficiles à formuler et de loin, nous avons détaillé ailleurs comment poser une question d’amour pour qu’elle donne autre chose qu’un oui ou un non.

Le calme, le temps devant soi, et de quoi noter

Trois conditions matérielles, et elles ne sont pas décoratives.

Un endroit où vous pouvez parler sans baisser la voix. Une consultation chuchotée dans une cage d’escalier ne donne rien : vous passez votre énergie à surveiller qui monte. Sans ce lieu, changez de canal plutôt que de renoncer. Nous avons comparé ce que permettent le téléphone, le chat et le mail, et le chat existe pour ces situations-là.

Du temps après, pas seulement pendant. Ne calez pas une consultation trente minutes avant d’aller chercher les enfants : il faut un quart d’heure derrière pour que ça se dépose.

Et de quoi noter. C’est le conseil que nous répétons le plus et celui qu’on suit le moins. Ça se voit quand les gens rappellent des semaines plus tard : ils ont gardé deux ou trois phrases fortes, souvent les plus dramatiques, et perdu le reste, y compris les nuances qui avaient été posées autour. La mémoire ne conserve pas une consultation, elle en fabrique une version, plus tranchée que l’originale. Notez pendant, en vrac, sans faire de phrases, et relisez le lendemain. Ce qui vous avait marqué sur le moment n’est pas ce qui vous sert ensuite.

Quatre erreurs que nous voyons toutes les semaines

Tester la praticienne en ne disant rien. « Je ne vous dis rien, à vous de me dire. » L’intention vient d’une méfiance saine envers un métier qui compte trop d’escrocs, mais elle vous coûte votre argent : vous transformez vingt minutes en épreuve de qualification et votre vraie question n’est pas traitée. Triez avant d’appeler, sur des critères vérifiables. Ce qui distingue un praticien honnête d’un bon vendeur se repère à d’autres signes que sa capacité à deviner votre prénom.

Arriver avec dix sujets. L’amour, le travail, la santé de votre mère, le déménagement, l’argent, et tant qu’on y est votre thème astral. Sur une formule courte, dix sujets donnent dix réponses creuses. Un seul sujet bien posé vaut mieux que deux.

Appeler en pleine crise, dans l’heure qui suit la dispute ou l’annonce. Nous prenons ces appels et ils sont durs : vous n’êtes pas en état d’entendre autre chose que ce que vous voulez entendre. Laissez passer un jour ou deux quand c’est possible. Ce qu’on vous dira n’aura pas changé, mais vous pourrez en faire quelque chose.

Consulter trois praticiens sur la même question dans la même semaine. Réflexe compréhensible, et Angella Pascazio le dit sans détour : c’est le plus dangereux de tous. On cherche une confirmation, on finit par acheter la version qui plaît le plus. Trois avis ne font pas une vérité, ils font trois lectures. Nous avons écrit un article entier sur le moment où consulter devient une habitude qui vous tient : ce glissement commence toujours là.

Ce qu’il faut savoir avant de composer le numéro

Le prix se connaît avant, pas après. Nos forfaits vont de 19,50 € à 93 € selon la durée, sans numéro surtaxé ni facturation à la minute. Pour une première fois, prenez court : vous saurez ensuite si le format vous convient sans avoir engagé quatre-vingt-treize euros. Sur les écarts de tarifs du secteur, nous avons détaillé ce que coûte réellement une consultation et ce que ces écarts cachent.

Ce que vous pouvez demander : un éclairage sur une relation, sur un choix professionnel, sur une période. Et ce qu’on ose rarement demander : que la praticienne reformule, qu’elle s’arrête, qu’elle n’aille pas sur un sujet. Vous menez la consultation autant qu’elle.

Ce que vous ne pouvez pas demander, et là nous sommes catégoriques : un diagnostic, un pronostic de maladie, un avis sur un traitement, une stratégie juridique, un conseil de placement. Ni un travail sur quelqu’un à son insu, ni un rituel, ni un retour d’affection, parce que quiconque vous le vend vous vole. Pour le paiement et les horaires, tout est sur la page d’aide du site. Et avant de choisir, lisez la fiche d’Angella Pascazio et les avis laissés par les personnes qu’elle a reçues, puis faites la même chose pour les autres praticiennes du cabinet.

Ce qu’une consultation peut, et ce qu’elle ne peut pas

Une consultation peut vous donner un angle que vous n’aviez pas, une hypothèse sur ce qui se joue, un mot sur ce que vous saviez sans vouloir le formuler. Elle peut vous rendre un peu de calme. Elle peut aussi vous rendre l’inverse, si ce qu’il y a à dire ne va pas dans votre sens.

Elle ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un avocat. Dépression, deuil qui ne passe pas, violence, procédure : c’est vers ces professionnels-là qu’il faut aller, et nous vous le dirons en consultation si nous le sentons. Ce n’est pas une formule de prudence, c’est la limite réelle de notre travail.

Et elle ne décide pas à votre place. Personne ne prend pour vous la décision de partir, de rester, de démissionner ou de pardonner. Un praticien qui vous dit quoi faire de votre vie a dépassé la ligne, quel que soit son talent. Vous repartez avec une lecture, pas avec un ordre.

Si vous appelez pour la première fois, dites-le en commençant. Ça change la façon dont la praticienne conduit les vingt minutes, et ça vous dispense des trois minutes d’excuses.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une première consultation de voyance ?

La durée dépend de la formule choisie, et elle est fixée à l’avance. Au cabinet d’Angella Pascazio, les forfaits vont de 19,50 € à 93 € et couvrent des durées croissantes, sans facturation à la minute ni numéro surtaxé. Pour une première consultation, un format court de quinze à vingt minutes suffit largement si vous arrivez avec une seule question bien posée. Les formats longs prennent leur sens quand il y a plusieurs volets à traiter ou un historique à reprendre.

Que dois-je préparer avant d’appeler un voyant ?

Trois choses. Une question écrite en une seule phrase, préparée la veille et relue le matin, formulée de façon ouverte plutôt que par oui ou non. Un endroit où vous pouvez parler à voix normale, avec un quart d’heure de libre après la consultation. Et de quoi noter pendant l’appel, parce que la mémoire déforme rapidement ce qui a été dit. Rien d’autre n’est nécessaire : ni objet, ni photo, ni document.

Dois-je donner ma date de naissance à un voyant ?

Le prénom et la date de naissance sont les seules informations personnelles qu’une praticienne peut légitimement vous demander, et encore, toutes n’en ont pas l’usage : cela dépend de la méthode, un tarologue et un astrologue n’ont pas les mêmes besoins. En revanche, aucune consultation sérieuse ne nécessite votre nom de famille, votre adresse, votre situation financière ou vos coordonnées bancaires au-delà du paiement du forfait. Si on vous réclame ce type d’informations, mettez fin à l’échange.

Est-ce que je peux enregistrer ma consultation de voyance ?

Uniquement avec l’accord de la praticienne, demandé avant de commencer. Enregistrer une conversation privée à l’insu de son interlocuteur est interdit en droit français et vous expose à des poursuites, même si l’enregistrement n’est destiné qu’à votre usage personnel. La plupart des praticiennes acceptent quand on leur demande simplement, parce que la démarche est légitime. Une prise de notes pendant l’appel reste la solution la plus simple, et souvent la plus utile, puisqu’elle vous oblige à trier ce qui compte.

Que se passe-t-il si ce que dit la voyante ne me parle pas du tout ?

Dites-le pendant la consultation, sur le moment. Une praticienne honnête ajuste ou reconnaît qu’elle ne capte pas, elle n’insiste pas en vous expliquant que vous comprendrez plus tard. Il arrive que le contact ne se fasse pas, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec les compétences de l’une ou la sincérité de l’autre. Dans ce cas, mieux vaut essayer une autre praticienne une autre fois que multiplier les appels dans la même semaine sur la même question.

Peut-on consulter pour quelqu’un d’autre que soi ?

On peut parler d’une situation qui implique un proche, un enfant, un conjoint, puisque c’est votre vie aussi. Ce qui n’est pas possible, c’est de demander une lecture sur une personne à son insu comme on ferait une enquête, ou de demander une action destinée à l’influencer. Ce genre de demande est le terrain de chasse des arnaqueurs, qui vendent des rituels et des retours d’affection à des gens en souffrance. La question utile est toujours celle qui porte sur votre place dans la situation.

By L'équipe Angella Pascazio Voyance

Les contenus du blog sont rédigés par l'équipe du cabinet Angella Pascazio Voyance, à Nice, à partir des questions que nous recevons le plus souvent en consultation. Le cabinet réunit une douzaine de praticiennes qui consultent par téléphone, par chat et par mail. Prix annoncés avant l'appel, aucun rituel vendu, aucune prestation ajoutée en cours de consultation.