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Bien choisir sa voyance

« Est-ce qu’il va revenir » est la question qui déçoit le plus. Voici quoi demander à la place, et pourquoi le retour d’affection est une arnaque.

Sur tout ce qui arrive au cabinet, l’amour arrive largement en tête. Devant le travail, devant l’argent, devant la santé. Et dans la majorité de ces appels, la même phrase revient à quelques mots près : est-ce qu’il va revenir.

Nous serons franches, ça vous fera gagner du temps et de l’argent : c’est la question qui donne les consultations les plus décevantes. Pas parce qu’elle serait illégitime, elle est humaine et nous ne la jugeons pas. Parce qu’elle enferme toute une consultation dans un oui ou un non, et ni le oui ni le non ne vous rendent votre sommeil.

Cet article sert à deux choses : vous montrer quoi demander à la place, et vous dire sans détour ce que ce secteur vend de plus malhonnête sur le terrain sentimental.

Pourquoi « est-ce qu’il va revenir » rate presque toujours sa cible

Quand vous posez cette question, vous ne demandez pas une information, vous demandez qu’on vous rassure. C’est légitime, mais ça met la personne en face devant un choix : vous dire ce qui lui apparaît, ou vous dire ce que vous êtes venue chercher.

Un malhonnête choisit la deuxième option. Il dit oui, il ajoute une date parce que la date fait vrai, et vous raccrochez soulagée pour trois jours, jusqu’à ce que le téléphone ne sonne toujours pas et que vous rappeliez. C’est comme ça que se construisent les habitudes de consultation à plusieurs centaines d’euros par mois. La date annoncée fait d’ailleurs partie des phrases qu’un voyant honnête ne vous dira jamais.

Un praticien honnête, lui, est coincé autrement. Il peut vous parler de ce qu’il perçoit du lien, de ce qui bouge ou ne bouge pas. Il ne peut pas garantir le comportement futur d’un adulte libre de ses décisions. Personne ne le peut. Alors soit il vous le dit et vous êtes déçue, soit il glisse dans le flou, et vous payez pour du flou.

Dans les deux cas, la question a saboté la consultation avant qu’elle commence. Ce n’est pas le praticien qui était mauvais, c’est la question qui était mal posée.

Reformuler, ce n’est pas renoncer à savoir

Nous prévenons tout de suite, parce que la réaction est toujours la même : reformuler n’est pas une façon polie de dire qu’on ne répondra pas. C’est ce qui rend la réponse utilisable. Une question bien posée transforme la consultation en quelque chose que vous emportez, au lieu d’un verdict que vous ressassez.

Prenons la question de départ. « Est-ce qu’il va revenir » devient : qu’est-ce qui s’est joué dans cette relation, et qu’est-ce que je répète. La différence n’est pas cosmétique. La première porte sur une décision qui ne vous appartient pas, la seconde sur la seule chose dont vous disposez. Et c’est en répondant à la seconde qu’on éclaire souvent la première, parce qu’un lien se lit dans ce qui l’a fabriqué, pas dans un calendrier.

Autre grand classique : « est-ce qu’il pense à moi ». Nous l’entendons chaque semaine et nous la trouvons touchante. Reformulée, elle donne plus dur et plus fécond : qu’est-ce que j’attends de cette personne, et qu’est-ce que ça me coûte d’attendre. La vraie question n’est pas de savoir si votre nom traverse l’esprit de quelqu’un un mardi soir, c’est de savoir si vous organisez votre vie autour d’une hypothèse.

« Est-ce que je vais rencontrer quelqu’un cette année » appelle une date, et une date ne veut rien dire. Posez plutôt : qu’est-ce qui me tient à distance des autres, qu’est-ce que je fuis quand quelqu’un s’approche. Là, une consultation peut vous montrer un fonctionnement que vous ne voyez plus parce que vous vivez dedans depuis dix ans.

L’hésitation entre deux personnes produit une variante piégeuse : « lequel des deux dois-je choisir ». Vous demandez à un tiers de trancher votre vie affective, et si quelqu’un accepte, méfiez-vous de lui plus que de votre indécision. Ce qui se travaille, c’est : qu’est-ce que chacun me fait vivre, qu’est-ce que je vais chercher chez l’un que l’autre ne me donne pas, de quoi j’ai peur au moment de trancher. Souvent, ce n’est pas une hésitation entre deux personnes, c’est une peur de perdre quelque chose, et elle a un nom précis.

Dernier exemple, plus rude. « Est-ce qu’il va quitter sa femme. » Nous ne faisons aucune morale à la personne qui la pose, et la réponse ne varie jamais : nous ne savons pas ce que fera cet homme, et la question qui vous concerne est ailleurs. Qu’est-ce que cette place vous apporte, qu’est-ce qu’elle vous prend, combien de temps encore vous êtes prête à l’occuper. Plus douloureux à entendre, et seule version de la question capable de changer quelque chose.

Le principe ne change pas. Une question qui commence par « est-ce que lui » vous rend spectatrice, une question en « qu’est-ce que je » vous remet au volant. Écrivez vos deux ou trois questions avant d’appeler et retournez chacune ainsi : la méthode est dans notre guide sur comment préparer une première consultation, et ces dix minutes valent mieux qu’un forfait supplémentaire.

Le retour d’affection est une arnaque. Sans nuance.

C’est le produit le plus vendu de ce secteur, et c’est une escroquerie.

Le principe consiste à vous faire payer une action prétendue sur la volonté de quelqu’un d’autre. Rituel, travail à distance, bougies, prières, peu importe le décorum. On vous vend l’idée qu’un tiers peut modifier ce que ressent une personne qui n’a rien demandé, et on facture ça en centaines d’euros, souvent en plusieurs fois, avec une deuxième étape devenue nécessaire parce que la première aurait rencontré une résistance.

Aucun praticien honnête ne propose ça. Au cabinet, ce n’est pas l’opinion d’une praticienne, c’est une règle de maison, posée par Angella Pascazio et valable pour les douze : pas de rituel, pas de retour d’affection, pas de protection, pas de travail à distance. Aucune exception, à aucun prix, quelle que soit la personne qui décroche. Une consultation chez nous, c’est un temps de parole et de lecture à un prix affiché à l’avance, et rien à acheter après.

Ces pratiques ne sont pas seulement sans effet, elles relèvent du droit pénal : faire payer une prestation qu’on sait inopérante en jouant sur la détresse de quelqu’un, c’est de l’escroquerie au sens de l’article 313-1 du code pénal, et l’abus de faiblesse peut s’y ajouter. Si vous avez déjà payé pour ce type de promesse, vous n’êtes ni naïve ni ridicule, vous avez été ciblée par un dispositif conçu pour ça. Les démarches possibles sont dans le guide des arnaques à la voyance et des recours.

Ce qu’une consultation peut réellement apporter, situation par situation

Reste la question de fond : à quoi ça sert d’appeler quand on souffre en amour.

Après une rupture récente, honnêtement, pas à grand-chose dans les premiers jours : vous n’entendrez que ce qui va dans le sens de l’espoir. Il nous arrive de le dire au téléphone, rappelez-nous dans trois semaines. Passé ce moment, une lecture aide à séparer ce qui relève de la relation et ce qui relève du choc de la perte, deux douleurs différentes qu’on confond presque toujours.

La relation qui stagne depuis des années est plus fréquente qu’on ne croit. Personne ne part, personne n’avance. Ce qu’une consultation peut faire là, c’est nommer ce qui tient l’équilibre en place, parce qu’un couple qui stagne longtemps y trouve un bénéfice, même inconfortable. Voir ce bénéfice, c’est souvent le début du mouvement.

La solitude longue demande de la délicatesse. Certaines personnes nous appellent depuis des années pour la même absence, et nous n’allons pas leur promettre une rencontre au printemps. Ce qu’on regarde ensemble, c’est ce qui s’est installé autour de cette solitude : une organisation, des habitudes, parfois une protection contre un ancien choc. Et quand ce que nous entendons dépasse la tristesse ordinaire, nous le disons. Une consultation ne remplace ni un médecin ni un psychologue.

Les relations cachées ou déséquilibrées, elles, sont celles où nous voyons le plus de gens dépenser beaucoup pour n’entendre qu’une chose. Une consultation honnête ne vous dira pas quand ça se dénouera. Elle vous aidera à regarder ce que vous acceptez, et à quel prix.

Aucune consultation ne remplace la conversation que vous n’avez pas eue

Il y a un moment, dans beaucoup d’appels, où nous nous apercevons que la personne demande ce qu’elle pourrait demander directement à l’intéressé.

S’il tient encore à elle. S’il compte partir. Ce qu’il a ressenti le soir où tout s’est arrêté. Ces réponses sont dans la tête de quelqu’un de joignable, et aucune carte ne les remplacera avec la même exactitude.

Si vous appelez un voyant pour éviter une discussion difficile, vous payez pour la retarder. C’est votre droit et nous ne vous ferons pas la leçon. Mais le forfait qui vous permet de ne pas envoyer le message coûtera toujours plus cher que le message.

Quand consulter devient le problème

Deux signaux doivent vous alerter, et nous préférons les nommer que faire semblant qu’ils n’existent pas.

Le premier : vous consultez chaque semaine sur la même histoire. Une lecture faite lundi ne devient pas caduque le vendredi, et si vous rappelez, c’est que l’angoisse est revenue, pas que la situation a bougé. Ce n’est plus de la voyance, c’est un anxiolytique payant, et il ne soigne rien.

Le second, plus discret : vous changez de praticien jusqu’à obtenir la réponse qui vous plaît. Trois personnes vous ont dit que cette relation était terminée, la quatrième annonce un retour en juin, et c’est celle-là que vous rappelez. Vous n’avez pas trouvé un meilleur voyant, vous avez trouvé quelqu’un qui vend ce que vous vouliez acheter.

Si l’un des deux vous parle, lisez ce que nous avons écrit sur la dépendance à la voyance et la façon d’en sortir. Nous préférons perdre un appel que participer à ça.

Comment ça se passe chez nous

Le cadre, nous le posons toujours avant. Vous choisissez une formule dont le prix est connu d’avance, à partir de 19,50 €, et vous savez en raccrochant ce que vous avez payé : tout est sur la page des forfaits et tarifs. Aucun supplément pendant l’appel, aucun rituel à acheter ensuite, aucune relance pour vous dire de rappeler vite.

Nous sommes une douzaine de praticiennes, avec des approches différentes, et sur les questions sentimentales ça compte. Certaines lisent aux cartes, d’autres travaillent en médiumnité pure, Joséphine aborde le couple par le tarot, et ces distinctions sont expliquées dans notre article sur ce qui sépare un médium, un voyant et un tarologue. Le chat convient souvent bien aux personnes qui n’arrivent pas à dire certaines choses à voix haute.

Vous trouverez la fiche d’Angella Pascazio et les 592 avis laissés sur son travail si vous voulez vous faire une idée avant d’appeler, et celles des autres praticiennes à côté. Et si votre première question reste « est-ce qu’il va revenir », appelez quand même. On la reformulera ensemble, ça fait partie du travail.

Questions fréquentes

Peut-on savoir si une personne pense à nous ?

Un médium peut vous décrire ce qu’il perçoit d’un lien : s’il le sent actif ou éteint, chargé de rancune, de regret ou d’indifférence. Ce n’est pas la même chose que lire les pensées de quelqu’un à un instant donné, et aucun praticien honnête ne vous vendra cette précision-là. La question utile est plutôt de savoir ce que vous attendez de cette personne, et ce que l’attente vous coûte.

Un voyant peut-il faire revenir mon ex ?

Non. Personne ne peut agir sur la volonté d’un adulte libre de ses choix, et tout praticien qui vous propose un retour d’affection, un rituel ou un travail à distance pour y parvenir vous vend une prestation sans effet. C’est le produit d’arnaque le plus répandu du secteur, il se facture en centaines d’euros et peut relever de l’escroquerie au sens de l’article 313-1 du code pénal. Un cabinet honnête ne propose jamais ce type de service, et si on vous le propose, raccrochez.

Quelle question poser sur ma vie amoureuse ?

Une question qui porte sur vous plutôt que sur la décision d’un tiers. Au lieu de « est-ce qu’il va revenir », demandez ce qui s’est joué dans cette relation et ce que vous répétez d’une histoire à l’autre. Au lieu de « est-ce que je vais rencontrer quelqu’un », demandez ce qui vous tient à distance des autres en ce moment. Ces formulations donnent des réponses que vous pouvez utiliser en raccrochant, au lieu d’un verdict que vous ressasserez.

Combien coûte une consultation de voyance sur l’amour ?

Le prix ne dépend pas du sujet mais de la durée et du mode de consultation. Dans notre cabinet, les formules vont de 19,50 € à 93 €, annoncées avant l’appel, sans supplément proposé pendant la consultation. Méfiez-vous des tarifs à la minute sans plafond et de toute prestation additionnelle vendue après coup : sur un sujet sentimental, c’est là que les factures dérapent.

Est-ce grave de consulter souvent sur la même histoire d’amour ?

Consulter deux fois à quelques mois d’écart sur une situation qui a évolué est normal. Rappeler chaque semaine sur la même rupture ne l’est pas : la lecture n’a pas changé, c’est votre angoisse qui revient, et la consultation devient un calmant payant qui ne règle rien. Autre signal à surveiller : changer de praticien jusqu’à obtenir la réponse qui vous arrange. Si vous vous reconnaissez, faites une pause et parlez-en à quelqu’un de votre entourage ou à un professionnel de santé.

La voyance peut-elle m’aider après une rupture récente ?

Dans les tout premiers jours, rarement, parce qu’on n’entend alors que ce qui va dans le sens de l’espoir. Quelques semaines plus tard, une consultation peut aider à distinguer ce qui relève de la relation elle-même et ce qui relève du choc de la perte, ce qui n’est pas la même douleur. En revanche, si la souffrance s’installe durablement, la voyance ne remplace ni un médecin ni un psychologue, et un praticien honnête vous le dira.

By L'équipe Angella Pascazio Voyance

Les contenus du blog sont rédigés par l'équipe du cabinet Angella Pascazio Voyance, à Nice, à partir des questions que nous recevons le plus souvent en consultation. Le cabinet réunit une douzaine de praticiennes qui consultent par téléphone, par chat et par mail. Prix annoncés avant l'appel, aucun rituel vendu, aucune prestation ajoutée en cours de consultation.