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Bien choisir sa voyance

Sort à lever, retour d’affection, date annoncée : les 7 phrases qui trahissent un voyant malhonnête, et ce qu’un praticien honnête dit à la place.

La plupart des personnes qui nous appellent ont déjà consulté ailleurs. Et beaucoup commencent par raconter la même scène : une voix douce au téléphone, une inquiétude installée dans la tête en trois minutes, puis une solution qui coûtait bien plus cher que la consultation.

Ce métier n’est pas réglementé. N’importe qui peut ouvrir une ligne demain matin et se dire médium. Ce qui sépare un praticien honnête d’un voyant malhonnête, ce n’est ni le talent ni le don, c’est ce qu’il se permet de dire. Certaines phrases ne sortent jamais de la bouche de quelqu’un qui fait ce travail correctement. Pas parce qu’elles sont maladroites : ce sont des outils de vente déguisés en révélations.

Nous en avons retenu sept. Ce sont celles qu’on nous rapporte le plus souvent, par des gens qui arrivent au cabinet après une mauvaise expérience. Si vous en entendez une seule, raccrochez. Vous n’avez rien à négocier, rien à comprendre, rien à vérifier.

1. « Il y a un blocage sur vous, quelqu’un vous a jeté un sort »

Ce que vous entendez : une explication. Enfin. Depuis des mois rien ne va, le travail, le couple, l’argent, et voilà quelqu’un qui vous dit que ce n’est pas votre faute, qu’une force extérieure vous barre la route. C’est soulageant. C’est fait pour.

Ce que la personne en face cherche à obtenir : un problème qu’elle seule peut constater, donc qu’elle seule peut résoudre. Le sort, le blocage, l’ombre, l’entité, la mauvaise énergie posée sur vous par quelqu’un de votre entourage, le vocabulaire varie et la mécanique ne bouge pas. On invente une maladie invisible pour vendre un remède invisible. Le remède, lui, est très visible sur le relevé bancaire. Désenvoûtement, nettoyage, protection : ça se facture par centaines d’euros et ça se renouvelle.

Angella Pascazio, qui dirige le cabinet, ne bouge pas d’un cran là-dessus : quand une personne affirme qu’on lui a jeté un sort, on n’y touche pas. Nous ne vendons aucun rituel, aucun travail à distance, aucune protection, et ça vaut pour les douze praticiennes de la maison. Une consultation, c’est un temps de parole et de lecture, à un prix affiché à l’avance. Rien de plus, et surtout rien à ajouter après.

2. « Il faut agir vite, avant la fin du mois »

L’urgence est le plus vieil outil de vente qui existe, et la voyance ne l’a pas inventé. Une fenêtre qui se referme, une lune qui passe, une date au-delà de laquelle il sera trop tard.

Ce que ça produit : ça vous empêche de réfléchir, de comparer, d’en parler, de dormir une nuit dessus. Une décision prise sous pression n’est pas une décision, c’est une réaction. Et une réaction, ça s’achète.

Aucun praticien sérieux ne vous mettra un compte à rebours. Si ce qu’une praticienne voit est juste aujourd’hui, ce sera encore juste dans trois semaines. Si vous avez besoin de trois semaines pour décider de nous rappeler, prenez-les.

3. « Je peux le faire revenir »

C’est la phrase la plus rentable du secteur, et de très loin. Le retour d’affection fait vivre des officines entières. La raison est simple : la personne qui appelle est dans un état où elle paierait n’importe quoi. Une rupture récente, une nuit sans dormir, un téléphone qui ne sonne pas. Ce n’est pas de la crédulité, c’est de la douleur.

Le produit est parfait pour celui qui le vend. Il se paie d’avance. Il se décline en étapes : un premier travail, puis un renforcement parce que l’autre résiste, puis une levée de blocage parce qu’une tierce personne s’interpose. Et il ne se rembourse jamais, puisque l’échec est toujours imputable au client, qui a douté, qui en a parlé, qui n’a pas assez donné.

Sur le fond, il faut être net. Vendre une action sur les sentiments d’un tiers, c’est vendre une action sur la volonté de quelqu’un qui n’a rien demandé, qui n’est pas au bout du fil, et qui ignore même qu’on parle de lui. Personne ne peut promettre ça. Nous ne connaissons aucune façon sérieuse de contraindre un être humain à aimer, et celui qui prétend le contraire vous ment ou se ment à lui-même.

Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est regarder avec vous où en est la situation, ce qui s’est joué, et parfois ce que vous refusez de voir depuis six mois. C’est moins grisant qu’une promesse de retour. C’est bien plus utile. Sur ce terrain-là, nous avons détaillé les questions sentimentales qu’on peut poser et celles qui n’ont pas de réponse.

4. « N’en parlez à personne, ça briserait le travail »

Celle-ci devrait déclencher une alarme immédiate, parce qu’elle n’a rien à voir avec la voyance. C’est le marqueur commun de toutes les emprises, du gourou au conjoint violent : couper la personne de ceux qui pourraient lui dire que quelque chose cloche.

Le secret sert une seule chose, empêcher un regard extérieur. Tant que votre sœur, votre meilleure amie ou votre banquier ignorent que vous avez versé quatre cents euros pour un travail à distance, personne ne vous posera la question qui ferait tout s’effondrer.

Nous vous disons exactement l’inverse. Parlez-en. À qui vous voulez. Racontez ce qu’on vous a dit, montrez les messages, donnez le prix. Une consultation qui ne supporte pas d’être racontée à voix haute est une consultation qui a quelque chose à cacher.

5. « Je vois une maladie, arrêtez votre traitement »

Là, on ne parle plus de mauvaise pratique commerciale. On parle de danger.

Un praticien qui pose un diagnostic, qui annonce une pathologie, qui conseille d’arrêter un médicament ou de repousser un examen sort entièrement de son rôle et met la personne en face en danger réel. En France, poser un diagnostic ou prescrire un traitement sans être médecin constitue un délit, l’exercice illégal de la médecine. Ce n’est pas une subtilité déontologique, c’est le code de la santé publique.

Notre règle ne se discute pas : nous ne parlons pas de santé. Quand une inquiétude autour du corps, d’un proche malade ou d’un deuil arrive dans la conversation, nous l’écoutons, et nous renvoyons vers un médecin. La voyance ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un avocat. Une praticienne qui laisse croire le contraire fait prendre un risque à quelqu’un pour vingt minutes de communication facturée.

6. « Rappelez-moi demain, je n’ai pas fini de voir »

La consultation à épisodes. On vous laisse au bord de quelque chose, jamais dedans. Il y a toujours une image qui n’est pas nette, une réponse qui viendra la prochaine fois.

Le procédé marche parce qu’il ne ressemble pas à de la vente. Ça ressemble à du soin, à une relation, à quelqu’un qui s’occupe de vous. Sauf que la suite est facturée et que la fin n’arrive jamais, par construction.

Une consultation a un début et une fin. On pose une question, on y répond, on raccroche. Si vous sentez le besoin d’appeler chaque semaine pour tenir debout, ce n’est plus de la voyance, c’est autre chose, et nous préférons le dire que l’encaisser. Nous avons consacré un article entier au moment où la consultation devient une habitude dont on ne sort plus, parce que ça arrive, y compris à des gens très lucides.

7. « Vous rencontrerez quelqu’un le 12 mars »

La fausse précision. Une date, un prénom, une initiale, un montant, un nombre de mois. Ça impressionne parce que c’est net, et le net donne l’illusion du vrai.

Sauf qu’une date reste invérifiable jusqu’au jour où elle tombe. D’ici là, vous avez payé, vous avez attendu, et vous avez peut-être renoncé à quelque chose parce qu’on vous annonçait mieux pour le printemps. Quand la date passe sans rien, la personne est rarement joignable, ou alors le retard s’explique par un blocage, et on retombe sur la phrase numéro un. La boucle est fermée, elle est même prévue.

Nous travaillons avec des tendances, des climats, des directions. Nous pouvons vous dire ce qui se dessine, ce qui se referme, ce qui attend une décision de votre part. Nous ne vous donnerons pas de date certaine, parce que nous n’en avons pas, et parce que celui qui vous en donne une avec aplomb vous vend de la certitude, pas de la lecture.

Ce qu’un praticien honnête dit, lui

Il annonce son prix avant de commencer. Il dit combien de temps ça dure. Il dit « je ne sais pas » quand il ne sait pas, et « ça, ce n’est pas mon domaine » quand la question relève d’un médecin, d’un avocat ou d’un psychologue. Il ne rappelle pas. Il ne relance pas. Il ne propose rien après.

Chez nous, les prix sont sur la page des forfaits et tarifs, de 19,50 à 93 euros, sans supplément, sans travail à part, sans surprise en fin de communication. C’est volontairement ennuyeux. Un tarif clair ne devrait pas être un argument de vente, et dans ce métier, c’en est devenu un. Les signaux à vérifier avant de choisir quelqu’un, nous les avons listés dans les critères qui permettent de reconnaître un voyant honnête.

Si vous avez déjà entendu ces phrases, et déjà payé

D’abord : vous n’êtes pas idiot. C’est la première chose que les gens nous disent au téléphone, sur un ton d’excuse, « je me suis fait avoir comme une gamine ». Non. Ces phrases fonctionnent parce qu’elles tombent au pire moment de votre vie, et parce qu’elles sont travaillées pour ça. On ne se fait pas manipuler parce qu’on est bête, on se fait manipuler parce qu’on est en train de souffrir.

Ensuite, arrêtez de payer, tout de suite, même si un travail est « en cours ». Coupez le contact et gardez tout : relevés bancaires, SMS, mails, captures d’écran, numéros appelés. Ce sont vos preuves, et elles vaudront bien plus que votre mémoire dans six mois.

Ces pratiques ont un nom dans le droit français. L’escroquerie est prévue à l’article 313-1 du code pénal, l’abus de faiblesse à l’article 223-15-2. Un signalement se fait auprès de la DGCCRF via SignalConso, une plainte se dépose en commissariat, en gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Nous ne sommes pas juristes et nous ne vous donnerons pas de conseil juridique : la marche à suivre détaillée et les preuves à réunir, c’est dans le guide des recours face à une arnaque à la voyance.

Et si vous voulez simplement voir à quoi ressemble une consultation normale avant de refaire confiance à quelqu’un, la fiche d’Angella Pascazio et les 592 avis laissés sur son travail sont publics, comme ceux de chaque praticienne du cabinet. Lisez-les, y compris les moins bons. C’est exactement le genre de chose qu’une officine qui vend des sorts ne peut pas se permettre d’afficher.

Questions fréquentes

Quelles phrases doivent faire raccrocher pendant une consultation de voyance ?

Sept phrases signalent un voyant malhonnête : l’annonce d’un sort ou d’un blocage à lever, l’urgence à agir avant une date, la promesse de faire revenir une personne, la consigne de n’en parler à personne, toute allusion à une maladie ou à un traitement, l’invitation à rappeler parce que la vision n’est pas terminée, et l’annonce d’une date ou d’un chiffre présenté comme certain. Une seule suffit pour mettre fin à l’appel. Aucune n’a de rapport avec un travail de voyance sérieux : ce sont des techniques de vente et de manipulation.

Le retour d’affection est-il une arnaque ?

Oui, dès qu’il est vendu comme un service payant. Personne ne peut agir sur les sentiments d’un tiers qui n’a rien demandé et qui ignore qu’on parle de lui. Le mécanisme commercial est toujours le même : un paiement d’avance, des étapes supplémentaires facturées quand rien ne se passe, et un échec systématiquement attribué au client. En France, ce type de pratique peut relever de l’escroquerie (article 313-1 du code pénal) ou de l’abus de faiblesse (article 223-15-2).

Un voyant a-t-il le droit de parler de ma santé ?

Non. Poser un diagnostic, annoncer une maladie ou conseiller d’arrêter un traitement sans être médecin relève de l’exercice illégal de la médecine, qui est un délit en droit français. Un praticien correct écoute l’inquiétude et renvoie vers un médecin, sans jamais se prononcer sur une pathologie. Si on vous dit d’interrompre un traitement en cours, arrêtez la consultation et parlez-en à votre médecin traitant.

Que faire si un voyant me demande de ne parler à personne ?

Faites précisément le contraire. La consigne de secret n’a aucune fonction dans une consultation, elle sert uniquement à empêcher un proche de vous alerter, et c’est le marqueur classique de toutes les situations d’emprise. Racontez ce qui s’est dit, montrez les messages, annoncez les sommes versées. Si la personne insiste ou vous culpabilise, coupez le contact et conservez toutes les traces écrites.

Comment porter plainte contre un faux voyant en France ?

Rassemblez d’abord vos preuves : relevés bancaires, SMS, mails, captures d’écran, numéros de téléphone et dates des appels. Vous pouvez signaler la pratique à la DGCCRF via le service SignalConso, et déposer plainte dans n’importe quel commissariat, en gendarmerie, ou par courrier au procureur de la République du tribunal judiciaire compétent. Les qualifications généralement retenues sont l’escroquerie et l’abus de faiblesse. Un avocat ou une association de consommateurs peut vous aider à formuler la plainte.

By L'équipe Angella Pascazio Voyance

Les contenus du blog sont rédigés par l'équipe du cabinet Angella Pascazio Voyance, à Nice, à partir des questions que nous recevons le plus souvent en consultation. Le cabinet réunit une douzaine de praticiennes qui consultent par téléphone, par chat et par mail. Prix annoncés avant l'appel, aucun rituel vendu, aucune prestation ajoutée en cours de consultation.